
La Société française des traducteurs (SFT) a adressé une lettre ouverte aux pouvoirs publics afin d’exprimer sa vive préoccupation quant à l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur de la justice et de manière plus globale dans l’administration française.
La lettre ouverte souligne plusieurs points de vigilance :

Le risque d’incompréhensions, de contresens et d’erreurs inhérents aux systèmes automatisés ;

L’amateurisme d’un outil non mature et non contrôlé par des experts du domaine ;

L’absence de consultation des traducteurs et interprètes professionnels conduisant à des diagnostics incomplets, à des solutions inadaptées et à une méconnaissance des implications concrètes des outils proposés.
La SFT appelle ainsi les administrations à intégrer des représentants des traducteurs et interprètes dans les travaux en cours et à venir ainsi que dans toute instance de gouvernance ou d’observation de l’IA appliquée aux services publics et au domaine judiciaire. Elle demande également une transparence totale sur les tests réalisés avant tout déploiement d’outil de traduction ou d’interprétation basé sur l’IA.
À travers cette démarche, la SFT réaffirme son engagement en faveur de la qualité, de la fiabilité et de l’éthique dans les métiers de la traduction et de l’interprétation, au service des citoyens et du bon fonctionnement de l’État.